Comme il était mentionné dans le bulletin no 16, les parties ont tenu des discussions exploratoires pour déterminer s’il serait possible de
négocier une convention collective sans avoir recours à l’arbitrage. Le 31 janvier 2008, dans le cadre de ces discussions, l’employeur a déposé une proposition devant servir de cadre de travail
aux négociations à venir.
La proposition patronale comportait des éléments positifs. Toutefois, ces éléments sont loin de compenser l’incapacité de l’employeur à répondre
adéquatement aux préoccupations des membres.
L’employeur dit « non » au régime d’assurance-médicaments
L’employeur a insisté pour que la convention collective contienne sa proposition d’un « compte de dépenses pour les soins de santé » (CDSS).
Comme il est mentionné dans les bulletins précédents, ce CDSS prévoit le versement annuel d’un montant égal à chaque membre pour ses besoins en matière de santé. Le Syndicat s’est opposé à
l’idée de mettre en place un tel compte de dépenses, car celui-ci ne tient pas compte du fait que les membres n’ont pas tous les mêmes besoins en matière de soins de santé. Ce CDSS est aussi
complètement différent des avantages sociaux en matière de soins de santé qui sont offerts à tous les autres employées et employés syndiqués de Postes Canada. L’employeur a carrément rejeté la
proposition du Syndicat visant à ce que l’argent prévu pour le CDSS soit plutôt utilisé dans le but d’apporter d’autres améliorations.
Le Syndicat était prêt à mettre de côté, jusqu’à la prochaine réouverture de la convention collective, sa revendication pour la mise en œuvre d’un
véritable régime d’assurance-médicament. Cependant, nous ne sommes pas disposés à accepter le CDSS et à renoncer à la possibilité que les FFRS bénéficient à l’avenir des mêmes avantages sociaux
auxquels ont actuellement droit les autres employées et employés de la Société.
D’autres aspects négatifs de la proposition de l’employeur seront expliqués plus en détails dans une lettre qui sera envoyée aux membres.
Une entente négociée était possible
Le Syndicat aurait préféré négocier une convention collective avec l’employeur. Il aurait été possible de conclure une entente négociée si l’employeur, au
moment de se présenter à la table de négociation, avait été prêt à répondre aux préoccupations des membres d’une manière plus raisonnable et en faisant preuve d’une plus grande ouverture. La
proposition patronale aurait permis d’augmenter les salaires des FFRS et d’améliorer leurs conditions de travail. Malheureusement, l’employeur a insisté sur l’inclusion d’avantages sociaux qui
diffèrent largement de ceux dont bénéficient les autres employées et employés syndiqués de Postes Canada. Au bout du compte, c’est l’entêtement de l’employeur à cet égard qui a causé la fin des
discussions.
Les éléments positifs de la proposition patronale prévoyaient une augmentation de la rémunération de tous les titulaires d’itinéraires, une augmentation
additionnelle pour les titulaires des itinéraires les moins bien rémunérés, deux jours de congé personnel par année pour tous les membres, une augmentation de l’indemnité pour les dépenses
liées à l’utilisation d’un véhicule, l’élimination de la règle des 5 % à l’annexe « A », un système de paie aux deux semaines et des améliorations mineures quant à l’utilisation
des effectifs de relève dans les grands centres urbains.
Malheureusement, l’employeur a plutôt choisi de mener sa guerre idéologique aux dépens des employées et employés dont les conditions de travail et les
avantages sociaux ont le plus besoin d’améliorations.
Intervention d’un arbitre
En raison de la rupture des négociations, le Syndicat entamera le processus d’arbitrage le plus tôt possible. Comme il a déjà été mentionné, le Syndicat a
établi la liste des questions qu’il entend présenter à l’arbitrage. Puisque les parties n’ont pu s’entendre sur le choix d’un arbitre, le Syndicat a écrit au ministre du Travail pour lui
demander d’en nommer un. Entre-temps, le Comité de négociation poursuit son travail en vue de permettre au Syndicat de présenter la meilleure preuve possible et les arguments les plus solides
qui soient dans le cadre de l’arbitrage.
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